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Les méthodes de procréation médicalement assistée ( PMA )

Ce site est un exposé de SVT de 3e, il est ainsi possible que certaines informations manquent ou soient erronées. Merci de nous contacter si vous rencontrez une erreur, ou si vous pensez avoir vu une lacune.

Dernière mise à jour: Vendredi 4 janvier 2013




Introduction

La stérilité est l'impossibilité d'avoir un enfant naturellement. Elle concerne autant les hommes que les femmes. Ce problème peut être résolu grâce à des méthodes de procréation assistée, dans ce cas, on parle d'infertilité.

En France 30 000 couples se rendent chaque année dans un centre de procréation médicalement assistée ( PMA). Le taux de réussite moyen de ces méthodes est de 20%.

Sommaire








Histoire





Frise chronologique

frise chronologique


C'est en 1884 que Pancoast a réalisé aux États Unis la première insémination avec sperme de donneur.

En 1959 naît le premier être vivant, un lapin, suite à la fécondation In vitro. Cette naissance est due à la médecine française.

19 ans plus tard, en 1978, naît le premier être humain au monde grâce à la fécondation In vitro. Il s'agit d'une anglaise, Louise Brown. Depuis ce succès, tous les bébés naissant grâce à cette méthode de procréation sont appelés « BEBES EPROUVETTES ».

En 1983 est créé le Comité Consultatif National d'Ethique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE) par François Mitterrand. Sa vocation est de suggérer des orientations visant à éclairer les professionnels de santé mais aussi les juristes dans l'élaboration des lois futures. Il est composé de 33 membres pour la plupart médecins ou chercheurs mais également juristes, philosophes ou théologiens.

En 1990, chiffre record: 2 500 enfants sur 800 000 naissances sont nés par fécondation In vitro.

En 1994, les premières lois sur la Bioéthique sont adoptées par les citoyens français. Elles précisent dans quel cas les couples français sont autorisés à avoir recours à des méthodes de PMA. De plus, elles fixent les conditions du don, de l'utilisation et de la conservation des éléments du corps humain. Elles définissent également les droits et les devoirs des médecins à appliquer ces méthodes.

Ces lois seront modifiées en 2004. Il faut, être désormais 2 personnes pour avoir recours aux PMA ou bien être en âge de procréer.

En 1997 suivant la même logique le Conseil de l'Europe adopte la convention d'Oviedo pour la protection des droits de l'Homme et de la dignité de l'être humain à l'égard de l'application de la biologie et de la médecine. La fabrication d'embryons à des fins de recherche est interdite. La France a signé cette convention mais ne l'a pas ratifiée.


Les différentes méthodes d'aide à la procréation

A L'insémination artificielle avec le sperme du conjoint (IAC)

Un couple a recours à ce type de PMA , si le conjoint est peu fertile (oligospermie), ou si les rapports sexuels sont impossibles.

La femme subit un traitement pour stimuler les ovaires, qui entraîne l'ovulation. L'insémination intra utérine est alors faite autour de 36 heures après le déclenchement de l'ovulation avec le sperme du conjoint qui a été recueillie et congelé dans un CECOS (Centre d'étude et de conservation des ovules et du sperme).

L'insémination est pratiquée avec un fin cathéter à usage unique. Il est introduit dans l'utérus par voie naturelle. Le volume injecté est de l'ordre de 300 à 500 microlitres. Après quelques minutes de repos, la patiente peut reprendre son activité normale.

Le taux de réussite est de 75% sur une année, soit 12 inséminations et de 10% à 15% sur la première insémination. La répétition des cycles d'insémination n'aboutit pas à une addition des chances de succès, mais augmente néanmoins celles-ci.

 

Les risques liés au traitement sont: -L’ hyperstimulation (elle se manifeste par des douleurs et une augmentation du volume de l'abdomen.) -Un risque de grossesse multiple. Un suivi médical attentif diminue considérablement ces risques. -Enfin, l'insémination artificielle n'élimine pas les complications habituelles de la grossesse naturelle que sont les grossesses extra-utérines, les fausses couches spontanées et les malformations.

L'I.A.C. est la technique la plus simple dans la hiérarchie des techniques d'aide médicale à la procréation. D'autres techniques plus sophistiquées peuvent prendre le relais en cas d'échec, telle que la fécondation in vitro avec ses différentes variantes.

B L'insémination artificielle avec le sperme d'un donneur (IAD)

Si le conjoint est stérile, un couple peut avoir recours à ce type de PMA.

Les procédés et les risques sont les mêmes que ceux de la IAC à la différence que le sperme vient d'un donneur et non du conjoint.

C Fécondation in vitro et transfert d'embryon (FIVETE)

Ce site ne traite pas de la méthode G.I.F.T., nous vous invitons à aller sur d'autres sites tels que http://www.procreationmedicale.fr/ ou http://www.petits-pieds.com/enceinte/autres_techniques.php ou encore http://www.aly-abbara.com/livre_gyn_obs/termes/pma.html

Etapes d'une FIV

etapes d'une fiv

Source: Manuel Belin SVT 3°ème page 247

Pour résoudre certaines stérilités féminines (obturation des trompes), des techniques de fécondation in vitro a vu le jour.

Cela consiste a prélever les ovules de la femme au cours d'un examen suivi d'une intervention chirurgicale, procédé nommé « cœlioscopie » (ponction avec une longue aiguille).

Ces cellules sont mis en culture dans un milieu nutritif. Quatre heures plus tard les spermatozoïdes issus du père sont introduits dans différents tubes contenant chacun un ovule.

Dès qu'un spermatozoïde entre dans un ovule, un œuf est conçu. Deux jours plus tard deux à trois embryons (jamais plus de 5) sont formés. Un ou deux sont réimplantés dans l’utérus de la future mère. Si l’implantation échoue, on redépose les embryons restants pour une nouvelle tentative.

Cette technique obtient 15 à 20 % de réussite dont 27 % de naissances multiples. En France, 11 000 naissances sur 750 000 sont dues au FIVETE.

Cependant, un problème posé revient souvent : si l’implantation réussit du premier coup, que faire des embryons formés restant ? Faut-il les détruire ou bien les donner à d’autres couples stériles ?

D Don d'ovocytes

Un couple a recours au don d'ovocytes, lorsque la femme n'a pas d'ovaires, est ménopausée précocement ou est atteinte d'une maladie héréditaire ; son utérus est fonctionnel; et lorsque le conjoint est fertile.

Une fécondation in vitro (FIV) est réalisée avec l'ovocyte d'une donneuse et le sperme du mari, puis l'embryon est réimplanté dans l'utérus de la femme stérile.

E Don d'embryon

A partir du moment où le couple est stérile mais que l'utérus de la femme est fonctionnel, ce dernier peut avoir recours au don d'embryon.

On réalise une FIV avec du sperme et des ovocytes de donneurs, puis on implante l'embryon dans l'utérus de la mère.

Le taux de réussite n'est que d'environ 10 à 15 % de grossesse par transfert.

Le don est strictement anonyme. Il est impossible pour les couples donneurs de connaître le couple receveur de leur don et inversement.

F L' Injection intra-cytoplasmique de Spermatozoïde (ICSI)

Schéma

icsi
Source:Doctissimo

L'ICSI vue au microscope

icsi
Source:www.netenviesdebbes.com

L’ICSI (Intra Cytoplasmic Sperm Injection) est une technique de laboratoire qui s’ajoute à une FIV classique.C’est la technique de PMA la plus utilisée en France.

Cette technique est utilisée lorsqu'il y a un trop petit nombre de spermatozoïdes dans le sperme pour que la fécondation se réalise, ou en cas d’une faible mobilité des spermatozoïdes du père, ou encore en cas de faible ou d’absence d’ovulation. Il est nécessaire d’effectuer un bilan génétique (étude du caryotype du mari) pour éviter la transmission de certaines anomalies des chromosomes.

Lors d’une ICSI, un spermatozoïde est sélectionné, immobilisé et introduit par micro-injection directement dans le cytoplasme d’un ovule à l’aide d’une très fine pipette. Les ovules fécondés sont cultivés afin d'évaluer leur qualité. Les meilleurs d'entre eux sont implantés dans l'utérus.

Les risques de grossesses multiples sont les mêmes que pour la FIV et dépendent aussi du nombre d’embryons implantés.

Le taux de réussite global des ICSI est de 20%.

vidéos sur l'ICSI

G Maternité de substitution (mère porteuse)

La maternité de substitution est la solution pour les couples dont la conjointe est stérile par anomalie des ovaires et de l'utérus et où le conjoint est aussi stérile.

Une femme volontaire prête ou loue son utérus. La mère porteuse peut être inséminée artificiellement avec le sperme du père, ou elle peut porter un embryon produit par FIV à partir des gamètes du couple. A la naissance, l'enfant est remis au couple demandeur.

Cependant,la maternité de substitution pose plusieurs problèmes. Par exemple, est-ce-que la mère porteuse peut décider de garder l'enfant? Et si l'enfant naît malformé qui voudra de l'enfant?

Cette pratique est interdite en France, notamment pour éviter tout commerce.


Les PMA et la loi

A En France

La loi de bioéthique

La loi bioéthique de juillet 1994 réserve le droit de recourir à l'assistance médicale à la procréation aux couples hétérosexuels de moins de 43 ans, mariés ou fournissant la preuve d'une vie commune d'au moins deux ans.Dès lors ni les célibataires ni les couples homosexuels ne peuvent bénéficier de dons de gamètes.

Deux cas sont prévus dans la loi de bioéthique : une " infertilité médicalement prouvée " ou le risque de transmettre à l'enfant une maladie héréditaire grave.

Par ailleurs, la loi de bioéthique française interdit le double don de gamètes; autrement dit, soit les ovules, soit les spermatozoïdes doivent provenir du couple.

Les pratiques autorisées et interdites

En France, l'insémination artificielle, la fécondation in vitro et l'injection intracytoplasmique de spermatozoïde sont autorisées.

Par contre le recours aux mères porteuses est interdit . En outre les dons de gamètes doivent être anonymes et gratuits.

B A l'étranger

En Europe

Au Royaume-Uni toute femme capable d’élever un enfant, sans limite d’âge, peut avoir recours à l’assistance médicale à la procréation.

En Belgique, les couples hétérosexuels, homosexuels et les femmes seuls peuvent y avoir recours, cependant avant 45 ans. Il est aussi autorisé de faire don de ces cellules sexuelles entre amis ou au sein de la famille.

Les femmes majeures, sans limites d’âge, peuvent avoir recours à la PMA en Espagne.

Les mères porteuses sont autorisées en Angleterre, en Belgique ou encore en Grèce.

Le cas des Etats-Unis

Aux Etats-Unis les dons de gamètes ne sont ni anonymes ni gratuits : on peut sur catalogue, à condition d'y mettre le prix, choisir la donneuse d'ovocytes ou le donneur de sperme selon certain de ces caractères (taille, poids, couleur des yeux, religion, hobbies, etc.).

Voici quelques chiffres sur ce que coûte les dons aux Etats-Unis : - 275 dollars pour des spermatozoïdes - 2 500 à 50 000 pour un ovule - 30 000 pour une mère porteuse - 39 000 dollars c'est le tarif moyen des ovules des plus belles et plus intelligentes donneuses.


Les positions des religions

A L'Islam

L'insémination artificielle et la FIV sont permis, mais seulement si le couple est hétérosexuel, marié, et que le spermatozoïde et l'ovule proviennent bien du même couple désirant un enfant. La sélection du sexe du bébé est interdite, sauf par certains savants, dans le cas ou une maladie génétique touche exclusivement un des deux sexes. Le diagnostic pré-implantatoire est autorisé seulement s'il est à visée thérapeutique.

B Le Catholicisme

L'Eglise catholique qui n'a jamais jusqu'à présent interdit la GIFT ni la LTOT. Cependant, le Vatican considère que l'enfant doit être considéré comme un "don" de Dieu et conseille plutôt aux couples stériles d'adopter un ou des enfant(s) ou de se mettre au service des enfants. Dans certains cas bien précis, l'insémination artificielle est permise. La position officielle de l'Église catholique romaine a été exprimée en 1987 .

Nous remercions le Père Édouard Divry o. p. pour ces remarques

C Le Protestantisme

Le Protestantisme est visiblement la religion la plus ouverte en ce qui concerne la procréation médicalement assistée. La plupart des techniques sont autorisées. Les seules restrictions formulées sont que ces techniques doivent uniquement servir à un couple hétérosexuel (ce qui exclut les homosexuels et les hommes ou les femmes seuls) et qu'il ne doit pas y avoir d'autre intérêt financier que celui de donner la vie à un enfant.

D Le Judaïsme

Le Judaïsme est plus permissif que le catholicisme, il autorise les inséminations artificielles (mais seulement avec le sperme du conjoint, le contraire étant considéré comme un adultère), la fécondation in vitro, la congélation d'embryons, et le diagnostic pré-implantatoire.Cependant ces techniques doivent être réservées à un couple hétérosexuel.




Conclusion

Même si ces méthodes de procréation ne sont pas toutes appréciées et parfois autorisées, les scientifiques ont réussi à résoudre grâce à la science ces problèmes majeurs empêchant la reproduction humaine. Mais il reste cependant des problèmes de bioéthique concernant certaines de ces méthodes.



QCM



Sondage





Lexique

 


Stérilité :
Fait de ne pas pouvoir se reproduire.

Procréation :
Action de procréer, d’engendrer une naissance.

PMA :
Procréation médicalement assistée ; ensemble des techniques qui permettent à un couple jusque-là infertile de procréer.

FIVETE :
Fécondation In Vitro Et Transfert d’Embryons ; technique de PMA qui consiste à réaliser une fécondation en dehors de l’organisme maternel, puis à transférer des embryons ainsi obtenus dans l’utérus d’une femme.

Cathéter :
Le cathéter est un tube souple, de longueur variable et mince pouvant être introduit dans un conduit, un vaisseau (artère, veine) ou un organe creux (canal), permettant leur exploration, l'injection d'un liquide ou la vidange une cavité.

Insémination artificielle :
Technique de PMA qui consiste à déposer des spermatozoïdes. Dans la cavité utérine de la femme afin de favoriser la fécondation.

ICSI :
Sigle en anglais pour injection intra-cytoplasmique de Spermatozoïde ; technique de PMA qui consiste à prélever dans du sperme,un spermatozoïde et à l’injecter in vitro dans le cytoplasme d’un ovule afin d’obtenir un embryon qui pourra être transféré dans l’utérus d’une femme.

Ovocyte :
Cellule appelée ovule et gamète femelle , permettant la reproduction.

Diagnostic pré-implantatoire :
Le diagnostic préimplantatoire (DPI) est un ensemble de techniques permettant de connaître précocement les caractéristiques génétiques d'un embryon, quand la fécondation a été réalisée in vitro.

Bioéthique :
Ensemble de questions éthiques (morales) posées par les progrès de la médecine et de la biologie, que la société encadre par des règles ou lois.

L'Ethique :
Partie de la philosophie qui envisage les fondements de la morale.

Ethique :
Qui concerne la morale.

Hyperstimulation :
L’hyperstimulation ovarienne constitue une complication des traitements stimulants de l’ovulation. Il se manifeste par la présence d'ovaires de taille très augmentée, ainsi qu'une rétention d'eau parfois importante.

Rétention :
Accumulation excessive dans l'organisme de produits qui doivent normalement être éliminés.

Gamète :
Cellule reproductrice, mâle ou femelle, dont le noyau ne contient qu'un seul chromosome de chaque paire et qui s'unit au gamète de sexe opposé (fécondation) pour donner naissance à un œuf.

Embryon :
Organisme en voie de développement avant d'être un fœtus

Cœlioscopie :
Examen de la cavité abdominale pratiqué par endoscopie.

Endoscopie :
Examen d'une cavité interne du corps humain au moyen d'un endoscope, pendant lequel on peut effectuer certains traitements (extraction d'un corps étranger, ablation d'une tumeur, etc.).

Ponction :
Acte consistant à introduire une aiguille ou à pratiquer une ouverture étroite dans un tissu, un organe, une cavité naturelle ou pathologique pour en extraire un gaz, un liquide ou pour en prélever un échantillon.

Bibliographie

Sites internet

Assistance médicale à la procréation, Encyclopédie Microsoft® Encarta® 2009 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2009 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. (L'encyclopédie en ligne n'existe malheureusement plus, il faut donc consulter l'article sur la procréation médicalement assistée sur la version payante d' Encarta 2010)

http://www.larousse.fr/encyclopedie/medical/procr%C3%A9ation_m%C3%A9dicalement_assist%C3%A9e/15535

Encyclopédie Larousse, Procréation médicalement assistée

http://fr.wikipedia.org/wiki/Procr%C3%A9ation_m%C3%A9dicale_assist%C3%A9e

Procréation médicale assistée, Wikipédia

http://www.fivfrance.com

http://www.planning-familial.org/themes/theme16-bioethique/fiche03Precision02.php

musibol.net

www.etatsgenerauxdelabioethique.fr

www.netenviesdebebes.com

http://lyc-henri4.scola.ac-paris.fr/assos/SVT-Philo/0607LegislationPMA.htm

http://www.doctissimo.fr/html/grossesse/avant/fertilite/niv2/infertilite-pma-icsi.htm

Livres et magazines

Le monde des ados n°186 du 30 avril 2008 p11; Dossier "C'est pas sorcier" par Emmanuelle Ousset; site internet.

La bioèthique de Dorothée Benoit-Browaeys

Manuel BELIN SVT 3e

Note: La procréation médicalement assistée ou pma porte également le nom d'assistance médicale à la procréation (amp) ou procréation médicale assistée (pma)

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